Le 2 juin dernier, l’Observatoire BPCE (Banque Populaire-Caisse d’Epargne) rendait compte de ses récentes analyses. Sur le marché du logement neuf, la hausse du nombre de ventes mensuelles observées au cours des deux premiers mois de 2026 a laissé place à un recul en mars (-8 % par rapport à mars 2025).
La situation de ce début d’année reflète une décélération du rythme d’activité antérieure à la dégradation récente du contexte géopolitique.
En raison des incertitudes économiques fortes, des inquiétudes sur les finances publiques et à une remontée des taux d’intérêt, le moral puis le pouvoir d’achat immobilier des ménages ont commencé à se dégrader fin 2025.
Après 4 années de chute, le marché du neuf paraît enfin sortir de l’ornière mais demeure à des niveaux de construction et de commercialisation de logements exceptionnellement bas. On note toutefois +16 % pour les autorisations à fin avril et +14 % pour les mises en chantier. S’agissant des taux des crédits immobilier, ils devraient repartir à la hausse en 2026.
Côté transactions, les intentions d’achat de logements exprimées par les Français n’indiquent pas d’évolution, à la hausse ou à la baisse depuis près d’un an.
La dégradation de la conjoncture économique (recul de l’activité et hausse du chômage) va pénaliser les projets immobiliers qui pourraient afficher une baisse de 5 % sur l’année 2026.
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