Plus de 6 mois après le lancement à titre expérimental d’un fonds de prévention spécifique au phénomène de retrait gonflement des argiles (RGA), le ministre délégué en charge de la transition énergétique a réuni les préfets des 11 départements pilotes y participant.
Ce fonds, piloté par l’Etat, et doté de 30 millions d’euros, doit permettre aux propriétaires occupants de maisons situées dans les zones les plus exposées de bénéficier, sous conditions de ressources, d’une subvention pour financer des prestations de diagnostic et de travaux préventifs. Or, les résultats sont en demi-teinte : fin avril, il n’y a eu que 1968 simulations terminées, 218 ménages éligibles ont été identifiés et 19 dossiers de demande d’aides déposés sur la plateforme « Démarches numériques » sont en cours d’instruction par les directions départementales des territoires.
Le ministre a rappelé que plus de 4 millions de maisons sont en zone d’exposition forte et que plus de la moitié du régime des catastrophes naturelles liées aux bâtiments sont imputables au RGA entre 2020 et 2024.
Une circulaire a donc été adressée aux 11 préfets concernés. Un arrêté modificatif a également été pris qui fait évoluer le périmètre des bâtiments éligibles et couvre désormais les maisons individuelles de trois niveaux maximum (contre deux auparavant). Des critères trop restrictifs comme la taille des fissures ont été supprimés. Enfin, le dispositif s’ouvre à davantage de professionnels compétents pour démultiplier les capacités de diagnostic d’intervention.
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